Qu’est-ce qu’on peut faire en tant que citoyen pour exprimer notre opinion par rapport aux décisions des élus ou des grandes compagnies quand celles-ci ne nous conviennent pas? Est-ce que notre seul pouvoir est de partager un article sur les réseaux sociaux pour affirmer notre position? Est-ce que nous sommes tout simplement impuissants?

Cette année, j’ai appris que non.

« Au Québec, on a appris à croire au pouvoir des “ gens ordinaires ” et à l’exercer. »-Lucie Sauvé, Sortir le Québec du pétrole, p.288

Sortir le Québec du pétrole Couverture du recueil Sortir le Québec du pétrole

L’intelligence collective

Cette année, les citoyens ont montré qu’ils ne sont pas aussi dupes que ce que certaines compagnies ont pu supposer. Il est difficile de s’informer, de questionner, de manifester ou de soutenir un organisme. Et pourtant, des milliers de citoyens l’on fait, et plusieurs actions ont porté fruit. Pensons à Cacouna, où la pression populaire a réussi à faire avorter le plan de port pétrolier d’Énergie Est, qui aurait mis en péril un lieu de reproduction du béluga.

« À travers tout ce débat infiniment courageux s’est exprimé le désir d’une démocratie renouvelée, fondée sur la transparence, la délibération, la collaboration, la coopération et la participation. »-Lucie Sauvé, Sortir le Québec du pétrole, p.286

 

L’union fait la force

J’ai confiance, les Québécois vont continuer de suivre le dossier des hydrocarbures et de dire leur opinion. Alors, comment fait-on pour participer au mouvement? Le site de l’organisme Coule pas chez nous nous guide dans les étapes de l’implication :

  1. s’informer
  2. passer à l’action

C’est simple, n’est-ce pas? Heureusement, ce n’est pas tout. Visitez le site pour obtenir plus d’information et connaître des pistes d’action.

Coule pas chez nous est loin d’être le seul regroupement de citoyens dans son genre. Et le projet d’oléoduc d’Énergie Est n’est pas le seul projet lié aux hydrocarbures qui sème la grogne au Québec. Parmi les organismes, notons Tache d’huile, Coalition Vigilance Oléoducs, Solidarité Ristigouche, et j’en passe.

Surtout, il n’est pas nécessaire d’avoir l’âge de voter pour donner son opinion. Les jeunes de l’école secondaire du Chêne Bleu nous l’ont bien montré dans ce vidéo : Non au pipeline de TransCanada Est.

 

Proposer des solutions

Le citoyen ne fait pas que se lever contre un projet qui ne lui plaît pas. Il propose aussi des solutions. Le 7 avril dernier, le Manifeste pour un Élan global a été publié dans Le Devoir. Ce texte, déjà signé par des milliers de personnes, lance un appel à nous sortir de notre dépendance aux hydrocarbures pour bâtir un monde meilleur :

« Nous nous engageons à consommer moins, à produire mieux et à contribuer à la construction d’une économie qui permettra l’amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en protégeant l’environnement. »

Le recueil Sortir le Québec du pétrole pousse plus loin encore la réflexion abordée dans le Manifeste pour un Élan global. Les 41 auteurs de ce livre (dont 5 auteurs du Manifeste). Répondent à deux questions : pourquoi se débarrasser du pétrole, et comment y arriver. Une lecture enrichissante et inspirante pour ceux qui croient en une économie plus écologique et plus juste.

« Si on décidait de faire confiance à ce que nous sommes et à ce que nous voulons vraiment ? »-Dominic Champagne, Sortir le Québec du pétrole, p.203