Le dernier cocktail-conférence Cataléthique de la saison (ce jeudi!) porte sur le bénévolat dans les organisations non gouvernementales par des salariés du milieu des affaires. Il sera intéressant de discuter d’un sujet qui touche des milliers de Québécois qui cherchent à mettre leurs connaissances et expertises professionnelles au profit de causes sociales.

Bénévolat passer des talons hauts aux bottes d'eau

Les retombées du bénévolat vont en effet bien au-delà de l’organisation au sein de laquelle une personne s’investit. On peut les mesurer économiquement et socialement pour toute la société. Selon le Réseau de l’Action Bénévole du Québec :

« Le bénévolat n’est pas seulement un don, c’est un échange, les bénévoles recherchent un contre don; ils ne font pas seulement exécuter, ils vivent une expérience et leur contribution va au-delà de la tâche accomplie. »

Les opportunités d’engagement ne manquent pas et prennent des formes variées, selon les besoins des organisations.

Au cours de cette soirée intitulée « Bénévolat: passer des talons hauts aux bottes d’eau! », vous aurez l’occasion d’entendre les invitées suivantes échanger sur la thématique à l’honneur :

Et le lien avec le développement durable? Selon les organisateurs, « le bénévolat est même au cœur du développement durable! » Pour Mathieu Régnier, président de Cataléthique,

« l’implication communautaire permet de bien comprendre les réalités terrain lorsque l’on travaille en entreprise. Cette ouverture permet de réaliser, parfois les deux pieds dans l’eau, ce que signifie "durabilité environnementale", loin d’un écran d’ordinateur ou d’une salle de conférence. »

Selon Cataléthique, qui carbure sur le modèle de l’implication bénévole depuis presque 15 ans, le bénévolat est en fait un puissant moteur d’innovation sociale et un appui incontournable et indispensable aux organismes sans but lucratif. Pour Mathieu Régnier, qui suit Cataléthique depuis ses toutes premières heures, l’implication de professionnels du milieu des affaires est particulièrement bienvenue, car ceci leur permet de profiter des forces vives du secteur tout en demeurant au fait des plus récentes tendances en responsabilité sociale des entreprises (RSE). « Mieux, pour une association comme la nôtre, il s’agit d’une opportunité d’interagir avec les décideurs et d’élargir nos horizons. » Au cours des années, Cataléthique a été constitué de bénévoles provenant de tous les secteurs de l’activité économique : banques, papetières, industrie du spectacle, groupes-conseils, etc.

Au Canada et au Québec, plusieurs organisations se consacrent au bénévolat. À titre d’exemple, on peut citer :

  • Bénévoles d’affaires
  • Bénévoles Canada
  • Centraide Canada
  • La Fédération des Centres d’Action Bénévole du Québec (FCABQ)
  • Le Réseau de l’Action Bénévole du Québec (RABQ)
  • Le Réseau Québécois de l’Action Communautaire Autonome (RQ-ACA)

Vue d’ensemble des bénévoles impliqués au Canada

Dans son rapport intitulé Le bénévolat appuyé par l’employeur : Pratiques prometteuses et mobilisation communautaire, Bénévoles Canada révèle 24 bienfaits pour une entreprise du bénévolat appuyé par l’employeur. Pour en nommer quelques-uns :

  • Le renforcement de l’esprit d’équipe
  • La mobilisation des employés
  • La productivité
  • Le recrutement de talents
  • Une baisse du taux d’absentéisme
  • L’expansion des affaires

Quant à l’actuelle trésorière de Cataléthique, Daphne Ferguson qui est aussi l’organisatrice de la soirée, elle affirme que « ses diverses expériences de bénévolat l’ont aidé à élargir ses horizons, à découvrir le monde ainsi qu’à découvrir ses passions, ses compétences et ses limites. »

Ce qui a motivé Mme Ferguson à s’impliquer au sein de Cataléthique, c’est sa volonté de « bâtir une société plus égalitaire, inclusive et respectueuse de son environnement naturel et social ». La mission de Cataléthique qui est « d’alimenter le débat public et la réflexion sociale sur l’amélioration de notre société, soit un développement plus respectueux de l’environnement et de l’humain » est directement liée à ses motivations pour faire du bénévolat. 

Daphne Ferguson recommande aux personnes souhaitant apporter leur contribution à des causes sociales et environnementales de bien faire leurs recherches afin de trouver une organisation qui correspond à leurs champs d’intérêts. Selon elle, « entamer une expérience de bénévolat que l’on n’aime pas est très décourageant, car la principale récompense de ce travail est notre propre satisfaction, le sentiment que l’on a fait quelque chose qui valait la peine ». La trésorière vous suggère de prendre en considération les deux éléments suivants : la cause et la nature du travail du bénévolat. De son point de vue,

« la mission de l'organisme pour lequel vous faites du bénévolat est bien sûr très importante pour votre motivation et votre satisfaction. Mais la nature du travail que vous allez effectuer est tout aussi importante et sera déterminante sur votre désir de poursuivre votre engagement dans le temps. »

Sur la base de ces avisés conseils, êtes-vous maintenant disposés à vous impliquer de manière plus réfléchie?

Cataléthique est d’ailleurs à la recherche d’administrateurs pour son Conseil d’administration. À cet effet, vous êtes invités à participer à son Assemblée Générale Annuelle (AGA), le jeudi 12 mai à la Maison du développement durable à 18h00. Elle précède le cocktail-conférence. Prendre en note qu’il faut être membre en règle, pour participer à l’AGA et pour exercer votre droit de vote. Pour les personnes désireuses de contribuer à l’émergence d’un mouvement responsable et durable dans le milieu des affaires, c’est une occasion à saisir.