Principaux déversements de carburants au Québec depuis septembre dernier :

  • Longueuil, 28 000 litres (janvier 2015)
  • Trois-Rivières, 2 tonnes (décembre 2014)
  • Sept-Îles, 17 000 litres (novembre 2014)
  • Lévis, 15 000 litres (octobre 2014)
  • Îles-de-la-Madeleine, 100 000 litres (septembre 2014)

Le transport de pétrole ne serait peut-être pas dangereux s’il n’était pas géré par des humains qui font souvent des erreurs ou si les infrastructures n’étaient pas délabrées, mais la vie étant ce qu’elle est, les déversements ne semblent pas sur le point de s’arrêter. Et rares sont les déversements où tout le carburant a pu être récupéré avant de se retrouver dans la nature.

Les conséquences des déversements sont lourdes. On le voit présentement à Longueuil où 300 000 personnes sont privées d’eau potable parce qu’un des réservoirs d’eau de la ville a été contaminé lors du déversement survenu en début de semaine.

Lorsque les déversements ont lieu sur la terre, les dégâts semblent plus faciles à réparer : si on réussit à récupérer les sols contaminés, les dommages ne devraient pas être trop graves, en théorie. Mais dès que le carburant atteint un cours d’eau, la situation dégénère. Et des cours d’eau, au Québec, ce n’est pas ça qui manque.

Lorsqu’on voit ces catastrophes survenir de façon régulière, on doute beaucoup que le projet d’oléoduc de Transcanada puisse fonctionner sans que le moindre déversement ne survienne. Et on l’a vu dernièrement, il ne faut pas compter sur les compagnies pour réparer leurs dégâts : dans bien des cas elles préféreront faire faillite plutôt que de payer les montants nécessaires à la décontamination.

Est-ce qu’on veut risquer nos sources d’eau potable et la santé de nos écosystèmes pour avoir plus de carburant, ou préfère-t-on réduire notre consommation et chercher des solutions pour arriver à vivre sans pétrole?

C’est à nous de choisir.