Je suis née et j’ai grandi dans le bois. À peu près toute ma vie (sauf pendant mes études universitaires), je me suis tenue loin de la ville. Et pendant tout ce temps, j’ai cru qu’il fallait nécessairement vivre dans le bois ou à la campagne pour être vraiment écolo; parce que c’est plus facile quand on est en région de faire son jardin, son compost et d’avoir ses poules. Chemin bois et rivière Abitibi printemps

Et voilà que 3 ans de vie à Montréal m'ont prouvé que j'avais tort.

J’habite dans Rosemont, j’ai donc accès au compost. Et on s’entend que ce n’est pas plus compliqué d’avoir un compost que d’avoir une poubelle (sauf l’été, car le compost qui traîne une semaine dans la cuisine et la chaleur ne font pas bon ménage, je cherche encore une solution optimale, outre la congélation). Ensuite, j’ai accès à des légumes qui ont poussé en ville, j’ai un balcon assez grand pour y faire un petit potager (j’ai hâte de vous expliquer mes plans antiécureuils pour l’an prochain!), et j’aurais même le droit d’élever des poules.

En plus, je me déplace presque exclusivement en vélo l’été et en transports en commun l’hiver… on peut donc dire qu’il y a des moyens d’être assez écolo en ville (bon, pour la plupart d’entre vous ce ne sera peut-être pas une surprise, mais moi je refusais d’y croire au début).

Donc, depuis mon arrivée à Montréal, je me suis développé deux nouveaux champs d’intérêt : l’agriculture urbaine et la biodiversité urbaine. Je vais vous en parler plus en détail dans les prochains mois, mais en gros :

L'agriculture urbaine est l'ensemble des activités de production d'aliments souvent, mais pas exclusivement, réalisées à petite échelle dans la ville et qui utilisent des ressources, des produits et des services qui se trouvent dans la ville. -MAPAQ

 

Le concept de biodiversité en monde urbain, n’est pas de retrouver la biodiversité naturelle, mais de remettre en place des espaces permettant le maintien de ce qui est le plus important, la vie. -Agriculture Montréal

Finalement, le but de ces deux concepts est de ramener un peu de nature en ville (on se demande pourquoi ça m’intéresse!).

Augmenter la biodiversité avec quelques graines et un morceau de carton

Je suis allée à Amsterdam cet été (un coup de coeur!) et j’ai visité une exposition sur la biodiversité urbaine. On y expliquait comment cette ville fait pour augmenter la quantité d’animaux (particulièrement des oiseaux et des insectes) qui peuvent y vivre. Je vous en parlerai plus à un autre moment, mais voici, en attendant, une photo du building for biodiversity emergency toolbox (boîte d’urgence pour produire de la biodiversité). Qu’est-ce que ça comprend? Des graines pour les oiseaux et des semences pour faire pousser des plantes que les oiseaux et les abeilles aiment. En plus, la boîte se transforme en cabane à oiseaux. N’est-ce pas génial? building for biodiversity emergency toolbox

En somme, je suis en pleine exploration. J’ai appris dernièrement que les abeilles sont plus en santé en ville qu’en campagne, qu’une certaine portion de la biodiversité de la planète peut être conservée grâce aux villes et que les coyotes ont appris à traverser les rues aux feux de circulation à Chicago. Plusieurs organisations à travers le monde cherchent à mieux faire cohabiter la ville et la nature. Et n’est-ce pas le meilleur moyen d’obtenir un air plus sain, des aliments plus frais et un environnement moins stressant? J’ai bien espoir que oui!

Suivez-moi donc dans les prochains mois, alors que je tenterai d’en savoir plus sur l’agriculture et la biodiversité urbaine et sur les façons de faire rentrer ces concepts dans mon quotidien. Qui sait, peut-être que je finirai avec une houblonnière sur mon balcon ou une production de fraises à l’année devant mes fenêtres?