Cela fait maintenant trois ans que je suis arrivée à Montréal. C’était le 21 août 2013 exactement. Après 15 années passées sur une petite île du nom de Tahiti, j’ai décidé de partir tenter l’aventure des études supérieures à l’étranger. Mais d’abord, laissez-moi vous présenter de façon brève mon île.

Un aperçu de Tahiti

Tahiti fait partie des 118 îles qui composent la Polynésie française et se situe en plein milieu de l’océan Pacifique. La Polynésie française en superficie pourrait s’étaler sur une grande partie de l’Europe. Les 118 îles comptabilisent environ 300 000 habitants et Tahiti environ 180 000. Pour faire le tour de l’île il suffit de suivre, durant 2h30, l’unique route qui longe le bord de mer et offre une vue imprenable sur le lagon. La principale ressource financière du pays provient de l’exploitation de fermes perlières avec la fameuse perle noire du Pacifique. Concernant les températures, la plus froide que j’avais connue jusque-là était de 19°C (juin-juillet-août) et la plus chaude de 41°C (le reste de l’année). Pour celles et ceux qui souhaite en savoir davantage, voici le site de l’office du tourisme.

Taille de la Polynésie Française comparée à l'Europe Taille de la Polynésie Française comparée à l’Europe

Destination : Montréal

Pour partir à l’aventure, j’avais donc le choix entre l’Europe, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Amérique du Nord. Pour ne pas trop être dépaysée, j’ai choisi une autre île, mais cette fois-ci au pôle Nord. ;) C’est donc avec mon meilleur ami (qui quittait lui aussi pour la première fois ses parents) que j’ai commencé les démarches auprès de l’immigration québécoise et canadienne. Cinq mois plus tard, nous nous installions dans cette grande et belle ville estudiantine qu’est Montréal. Au début, j’étais impressionnée par toute cette effervescence propre aux grandes villes (magasins ouverts 24 heures sur 24, restaurants du monde à profusion, service de métro et de bus, les différents looks et tendances qui s’entremêlent), puis petit à petit ma vision a changé. Comment me direz-vous?

Une nouvelle perspective sur le monde

Et bien tout d’abord c’est mon fil d’actualité Facebook qui a changé. Il mettait en avant du contenu sur l’industrie de la fourrure, des évènements écocitoyens, des revendications d’OBNL, les nouvelles initiatives écoresponsables, des évènements culturels montréalais… Ensuite, j’ai rencontré des personnes ayant une vision qui rejoignent la mienne, j’ai discuté avec eux. J’ai alors commencé à me dire que je n’étais pas la seule (bien évidemment et bien heureusement) à penser d’une certaine façon. Puis je me suis mise à m’interroger sur le monde : Comment sommes-nous arrivés là où nous sommes aujourd’hui? Combien sommes-nous sur Terre à être plus ou moins écolo? Quelles sont les aspirations des gens concernant le futur de notre planète? Quel est l’impact réel de ma consommation? Toutes ces séries télé, ces émissions nous rendent-elles vraiment plus ouverts d’esprit/intelligents ou nous ramollissent-elles le cerveau?

C’est donc durant ma deuxième année que je suis devenue végétarienne, que je me suis engagée pour différentes causes et que j’ai commencé à penser à mon avenir.

Jardin intérieur à Montréal

Choisir avec son coeur ou avec sa tête?

Puis, dans le cadre de ma troisième année de Baccalauréat, je devais effectuer un stage dans une entreprise du secteur de la communication. Faisant du marketing et de la vente depuis maintenant 7 ans, je rêvais de travailler pour des grandes entreprises comme Red Bull, Coca-Cola Company ou encore Nike. Mais comme je vous l’ai dit, ma vision du mon monde a changé dans les deux dernières années ☺. Je me suis alors questionnée : est-ce que je fais mon stage et vais apprendre dans une grande entreprise, reconnue par l’industrie du commerce et du marketing ou bien est-ce que je trouve une entreprise qui a la même vision que moi et qui correspond à mes valeurs?

Le coeur a ses raisons que la raison ignore

Vous vous en douterez, j’ai suivi mon cœur et j’ai trouvé QUINTUS! Et depuis que je suis chez QUINTUS, je vous dirais que j’ai plus espoir en l’avenir (c’est triste car je n’ai que 22 ans et j’ai déjà peur pour le futur de mes futurs enfants). Voir toutes ces personnes, ces initiatives, ces entreprises qui ont des valeurs communes (responsabilité, conscience, collaboration et j’en passe), qui avancent et œuvrent dans un même but : le changement (je parle bien sûr de changement positif, de développement durable, de vision à vraiment long-terme), oui cela me donne l’énergie pour continuer sur ma lancée.

Et chez QUINTUS, cette énergie on la ressent vraiment. Les gens sont motivés, sont passionnés, ils ont des idées et encore une fois, la même vision : celle d’un avenir différent où chacun est important, peu importe son origine. Bref, mes choix de vie m’ont amenée au Québec et je finirai mon texte tout simplement par dire merci. Merci à ma famille de m’avoir soutenue ainsi qu’à mes amis d’être à mes côtés et de m’avoir encouragée dans mes choix.

Mais surtout, merci à Stéfany de m’avoir laissé la chance de prendre part à cette aventure, de m’avoir donné l’opportunité d’apprendre auprès de personnes formidables et inspirantes. Merci à Maxime pour sa bonne humeur quotidienne et sa sagesse ;) , merci à tous. Grâce à vous j’ai grandi, appris et j’ai compris une chose : mon seul ennemi c’est moi même, et je suis ma propre limite. Malheureusement on ne peut pas changer le monde d’un claquement de doigt, mais comme disait Gandhi, « Soyons le changement que nous voulons voir dans le Monde ».

 

À tous les jeunes (et les moins jeunes)! Souvenez-vous : NOUS SOMMES LA GÉNÉRATION DU CHANGEMENT!