Acheter usagé, composter, se déplacer à vélo ou participer aux « Lundis sans viande » : voilà des petits gestes quotidiens qui peuvent avoir l’air simples et presque banals. Mais pensons-y! Sur le long terme, ces gestes peuvent avoir un impact majeur. Et la cerise sur le sundae? Ils peuvent inspirer des gens de notre entourage à nous emboîter le pas. Mais, je vous le concède, changer ses habitudes peut être très inconfortable. Aujourd’hui, je vous parle donc de pratiques toutes simples – et disons-le un peu moins conventionnelles – qui renferment un grand potentiel pour votre santé et celle de la planète. Ça ne change pas le monde, sauf que…

Le vrac pour les savons écologiques : ce n’est pas sorcier!

Bulles de savon vert

LES FAITS : Plusieurs substances chimiques toxiques continuent d’être utilisées dans des produits nettoyants de tous les jours, dont certaines qui sont considérées comme dangereuses pour la santé et pour l’environnement.

L’an dernier, après être tombée sur le blogue Sortir les poubelles, j’ai fait le saut : je suis passée aux produits écologiques en vrac pour presque tous les savons que j’utilise, de la lessive au shampooing, en passant par le savon à vaisselle. Parmi les entreprises qui les offrent, j’ai choisi d’adopter les Produits écologiques Lemieux. Leurs savons sont fabriqués au Québec et sont écologiques, biodégradables et sans enzymes. En plus, ils ne sont pas testés sur les animaux. De la musique à vos oreilles? Moi, oui!

La plupart de leurs produits liquides peuvent être achetés en bidons de 4 litres, faciles à transporter et remplissables à l’infini. Côté prix, ils se comparent aux produits équivalents retrouvés à l’épicerie. Côté efficacité, rien à redire! Avec des contenants de 4 litres, les tournées de remplissage ne doivent être faites qu’aux quatre ou cinq mois. C’est pas beau, la vie? Je vous le conseille, sans aucune réserve.

VOUS VOULEZ EN SAVOIR PLUS? Cette page de la Fondation David Suzuki vaut le détour! Elle répertorie une foule d’ingrédients nocifs pour la santé et l’environnement, retrouvés dans les produits nettoyants.

Le jaune, socialement acceptable… pourquoi pas?

toilette utilisation de l'eau

LES FAITS : L’activation d’une chasse d’eau consomme jusqu’à 18 litres d’eau potable. Au final, les toilettes accaparent 30 % de la consommation d’eau d’un foyer moyen.

La semaine dernière, une collègue et amie m’a fait réfléchir sur l’impact d’un geste fort banal du quotidien : tirer la chasse. Elle m’a expliqué que chez elle, personne n’actionne la chasse d’eau « quand c’est jaune ». Toute la maisonnée – les enfants y compris – a adopté ce petit changement tout simple. Je ne sais pas pour vous, mais je ne connais aucune autre famille ayant mis en place cette pratique.

Je vois d’ici les mines dégoûtées de certains. Peut-être que ces quelques chiffres tâcheront de vous convaincre… Saviez-vous que le Canadien moyen consomme deux fois plus d’eau qu’un Européen? Chez nous, on utilise 335 litres d’eau par jour, ce qui équivaut au contenu de près de trois baignoires. Le Canada a beau posséder la troisième plus grande réserve d’eau douce renouvelable au monde, après le Brésil et la Russie, ça n’excuse ni ne justifie qu’on en utilise autant. Pensez-y : le tiers de notre consommation d’eau quotidienne passe par la cuvette de notre toilette. Alors, on fait comme mon amie et on ne tire plus la chasse « quand c’est jaune »? ☺ Je vous le concède, instaurer ce changement au bureau en répugnerait plusieurs, mais l’intimité de la maison y est bien plus propice.

VOUS VOULEZ EN SAVOIR PLUS? Je suis tombée par hasard sur ce texte d’un magazine du nom de Pacific Standard, qui soulève des points très intéressants.

Un incontournable pour les visites de Dame Nature

rivière coule

LES FAITS : 20 milliards de serviettes hygiéniques, tampons et applicateurs sont envoyés à l’enfouissement en Amérique du Nord à chaque année.

Un autre geste simple avec un très gros impact potentiel? La prise en charge écolo de la visite mensuelle de Dame Nature. Un outil désormais bien connu et connaissant une popularité grandissante : la coupe menstruelle. Oui, oui! Parlons-en, question de défaire les tabous…

Par solidarité féminine, je dois toutefois être honnête : quelques mois sont nécessaires avant de réellement apprivoiser la Chose. Mais une fois que vous serez habituées, vous ne pourrez plus vous en passer. C’est garanti! Les avantages sont multiples et considérables. Chaque coupe menstruelle remplace des centaines de serviettes et tampons jetables. En plus d’être emballés individuellement, ces produits à usage unique sont fabriqués à partir de plastique, de rayonne et de coton, dont la culture est celle nécessitant le plus d’eau à l’échelle planétaire. Un argument pour la santé? Les coupes menstruelles réduisent les risques de syndrome du choc toxique. Et pour le portefeuille? Chaque coupe peut être utilisée durant des années, selon l’usage que vous en faites.

VOUS VOULEZ EN SAVOIR PLUS? Je vous invite à lire une analyse du magazine canadien THIS sur le potentiel environnemental de la Diva Cup et ce blogue de la boutique Tamtam.

 

Au final, le message le plus important derrière tout cela : ne sous-estimons pas l’impact des petits gestes du quotidien. Le Dalaï-Lama l’a bien dit : « Si vous avez l’impression que vous êtes trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique… »

moustique qui pique