Tout le monde aime jouer, non? Alors, avant de commencer la lecture de cet article, je t’invite à jouer avec moi! Tu es prêt? Prend une petite seconde pour regarder l’étiquette de ton chandail, ton pantalon ou même de tes sous-vêtements. Que vois-tu?

Où se cache le “made in Quebec”

-Chine ? -Bangladesh ? -USA ?

Si tu es curieux, je t'invite même à aller vérifier dans ta garde-robe! Moi, j’y ai trouvé beaucoup de «made in china».

J’avais moi-même fait cette activité lors d’une soirée-conférence organisée par Cataléthique où la question avait été lancée par Laure Waridel. La conclusion était la même ce soir-là. Nos vêtements, pour la plupart, ne viennent pas du Québec. Pourtant, est-ce que cela veut dire que l’industrie du vêtement est morte au Québec?

Dès demain, nous aurons la chance d’assister à la première soirée cocktail-conférence Cataléthique de la saison 2016-2017. J’ai eu la chance de poser quelques questions à Kibamba Nimon l’organisatrice de cette soirée. Mon point de vue: ça s’annonce très intéressant! Les acteurs influents de l’industrie québécoise du vêtement et de la mode sont invités pour discuter des défis de la production locale et durable du vêtement.

Pourquoi avoir choisi ce sujet: La mode locale (québécoise) et durable?

Justement, car on ne sait plus d’où viennent nos vêtements et qu’au fond, on n’est pas vraiment au courant, car on n’en parle pas assez! Kibamba souhaitait, en organisant cette soirée, inspirer les consommateurs et les autres secteurs d’activités à se poser les bonnes questions pour comprendre les défis et mettre en lumière les solutions existantes. Car oui, il existe bel et bien un marché du vêtement et de la mode au Québec, mais qui sont-ils et quels sont leurs enjeux?

Kibamba invite activement les jeunes de la relève et à l’ensemble des consommateurs (homme et femme) à venir poser des questions. Elle souhaite ouvrir la conversation pour que l’ensemble de la communauté puisse prendre part à cette discussion. Oui, on s’adresse également aux hommes, car souvent on peut croire que la mode n’est qu’un aspect visuel, mais au fond, au-delà de la passerelle, il existe un univers vaste. Une industrie et une économie. On ne souhaite pas mettre de l’avant “le spectacle”, mais bien le fondamental. On s’adresse à tout le monde puisque nous devons tous nous vêtir et nous souhaitons tous une économie plus prospère et durable.

Dans nos garde-robes

Par où on commence?

En souhaitant voir, à la fois sur les tablettes des magasins et dans nos propres garde-robes, des produits de marques locales et non seulement internationales.

Pour y arriver, il faut comprendre plusieurs défis:

  1. Les coûts: Oui, ça implique que ça peut coûter plus cher puisque notre main-d’oeuvre locale a de meilleures conditions (salariale). Mais, reste que c’est un défi de convaincre les gens de payer plus cher lorsque nos habitudes sont totalement à l’inverse. Ma recommandation: Acheter mieux et moins, car la qualité est aussi synonyme de durabilité.
  2. La commercialisation: Il est plus difficile de faire connaître une marque locale aux gens d’ici. Ironique, mais vraie, on connaît plus les marques internationales. Ma recommandation: Soyez curieux et osez découvrir nos marques d’ici. Il existe plusieurs entreprises à découvrir! Voici quelques exemples:
  3. L’approvisionnement: Si on choisit une production 100% locale et que toutes les matières premières ne sont pas ici, il faut aller les chercher. Plusieurs entreprises souhaiteraient utiliser que des matériaux locaux, mais c’est un réel défi puisque l’industrie même a été délocalisée. Une solution: le recyclage! Pourquoi ne pas recycler les textiles pour en faire de nouveaux morceaux. C’est non seulement bon pour l’économie locale, mais c’est également durable et bon pour notre environnement.En plus, ça existe déjà: Harricanna: Leur savoir-faire leur permet de transporter des émotions de génération en génération, à travers le recyclage de matières nobles en vêtements mode. En récupérant d’anciennes fourrures, ils ont épargnés la vie de plus de 800 000 animaux et de donner un second souffle à plus de 80 000 manteaux, carrés de soie, cachemires, robes de mariée... Les plus belles matières retrouvent ainsi une seconde vie et se transforment en pièces uniques, prouvant que la mode aussi peut être «durable».

Doit-on forcément associer production locale à production durable?

Il existe une nuance entre les deux et c’est un des sujets qu’on souhaite questionner le 8 septembre prochain. Cataléthique a invité des acteurs influents de l’industrie québécoise pour discuter, entre autres, de cette question et de la mutation profonde de l’industrie québécoise.

En échangeant tous ensemble, en posant des questions et en prenant action, c’est ainsi qu’on va réussir à repositionner et restructurer l’industrie. De la mode, mais de tout autre secteur confondu également.

Pour Kibamba, les soirées Cataléthique c’est synonyme de: «Co-création: On peut aider, d’une manière ou d’un autre, en apportant notre point de vue, en échangeant nos idées et en participant collectivement à faire face aux enjeux pour y trouver des solutions.»

Enfin, il existe plusieurs plateformes web qui nous invitent à consommer localement en nous présentant des produits «Fabriqué au Québec»

Alors, je t'invite fortement à venir boire un verre de vin avec nous dès 18h30 demain (8 septembre) et à venir assister à cette soirée présentée par mmode et Bureau de la mode Montréal de 19h00 à 20h00.

Au plaisir de réseauter avec toi demain,

Stéfany

P.S N'oublie pas de t'inscrire gratuitement à l'événement ici!


[infobox textcolor="#000000"]Kibamba Nimon; Fondatrice et directrice de Vigies mode [Une passionnée de l’entrepreneuriat qui a été séduite par le dynamisme du mouvement de la mode éco-responsable. Reconnue pour ses grandes capacités d’écoute et d’analyse, elle met aussi à votre service une expérience riche en marketing, développement des affaires et gestion des relations clients.]

«La mode éco-responsable, c’est d’abord et avant tout de LA MODE mais avec une très forte valeur ajoutée qui la distingue de la mode conventionnelle à savoir: le RESPECT de l’Homme et de la nature.»[/infobox]